Vision de l’hypnothérapie, motivations personnelles et activités culturelles, Frédéric Ferrand se livre

by | 23 Jan 2023 | Hypnose, Plasticité cérébrale

Après de nombreuses années éreintantes dans le secteur du transport express, Frédéric Ferrand a décidé de se reconvertir professionnellement, en 2014, en revenant à ses premiers amours, à savoir l’humain et toutes les subtilités qui en découlent. Ce dernier se livre ici sur les raisons et les motivations qui l’ont mené à épouser une carrière d’hypnothérapeute tout en glissant quelques anecdotes particulièrement singulières sur son métier, mais aussi sur ses activités culturelles.

– Frédéric, pourquoi avoir suivi la voie de l’hypnothérapie ?

J’ai toujours porté un grand intérêt à l’être humain et j’avais déjà cette fibre d’écoute soutenante et analytique dès l’adolescence. Je m’appelle Frédéric, et à l’époque mon surnom c’était “Fred”. Beaucoup de mes amis m’appelaient donc affectueusement “Freud”. Je m’intéressais en effet à l’hypnose, mais en mode autosuggestion, dans le but de faire évoluer mes propres comportements. Par la suite, j’ai conservé cette dynamique en accompagnant les gens dans les différents postes que j’ai occupés dans mon ancienne vie. C’est donc en toute logique que j’ai suivi la voie de l’hypnothérapie à l’occasion d’une reconversion professionnelle, où ma formation auprès de Christina Hall (qui a grandement participé à l’évolution de la PNL), a été cruciale. La boucle était bouclée puisque ce destin était celui que je devais épouser un jour ou l’autre.

« Je donnais presque tout à l’entreprise et à la stratégie commerciale. Aujourd’hui, j’offre cette énergie à mes patients »

Auparavant, je donnais presque tout à l’entreprise et à la stratégie commerciale. Aujourd’hui, j’offre cette énergie à mes patients. C’est important et passionnant de les voir évoluer à travers le travail que l’on mène ensemble sur les problématiques qu’ils rencontrent. Je leur transmets un chemin de pensée différent afin d’éviter que ces derniers s’enferment dans des schémas de réponse psychologique classique, qui peuvent très vite les freiner et les cloisonner mentalement. Le but étant de créer de nouvelles habitudes de vie leur permettant de challenger leurs manières de fonctionner, de réagir et de ressentir face aux équations parfois complexes que nous soumet la vie.

« Lorsqu’un patient retire le fruit de nos séances et va mieux, le pari est gagné »

Fondamentalement, quand je vois qu’un patient retire le fruit de nos séances et va mieux, le pari est gagné et c’est une véritable satisfaction pour moi. Et cela, que ce soit un bébé, un enfant, un adolescent ou un adulte. Ce n’est pas qu’un simple métier alimentaire, c’est une véritable philosophie de vie. 

D’ailleurs, avez-vous des anecdotes marquantes sur les patient(e)s que vous avez traité(e)s ?

La patiente la plus âgée que j’ai reçue au cabinet avait presque cent ans. Elle est venue me voir en me disant : “J’ai 96 ans, la vie est derrière moi, mais j’ai encore des choses à faire et à traiter.” Et aujourd’hui, elle est toujours vivante, centenaire, et continue son petit bonhomme de chemin sur le plan psychologique.

« Elle était devenue quelque part loyale envers eux par son asthme »

J’ai également reçu une femme qui souffrait d’asthme, assez âgée également. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas traiter cette problématique mais que l’on pouvait tout de même discuter et comprendre d’où cela venait. Elle a alors expliqué, qu’à l’âge de six ans, sa famille lui avait confié que ses grands-parents avaient été déportés, puis gazés à Auschwitz. Ce fut un véritable choc émotionnel, vous vous en doutez. Les symptômes d’asthme sont d’ailleurs apparus dans la foulée car elle a ressenti émotionnellement l’étouffement de ces êtres si chers à son cœur. La causalité entre ces deux événements ne faisait aucun doute, mais elle n’avait jamais fait le lien. Elle était devenue quelque part loyale envers eux par son asthme. C’est ce qui les reliait. A partir du moment où elle a compris cela, tout s’est rapidement arrêté. Plus intéressant encore, le sifflement qui accompagnait sa voix durant notre entretien s’est largement estompé. Elle n’avait tout simplement jamais abordé cet aspect crucial de sa vie et avait toujours tout gardé cela en elle. 

« L’enfant avait lui-même la solution »

Autre exemple marquant, je me rappelle du cas d’un enfant de 7 ans qui souffrait d’énurésie. Il était terrorisé à l’idée de faire pipi au lit. Dans cette histoire, je lui ai demandé de faire un dessin reflétant cette peur et un autre représentant ce qu’il aurait aimé en réalité (ne plus subir cette situation). Je lui ai ensuite suggéré de faire un autre dessin faisant le lien entre ces deux croquis. Il gribouilla alors un couloir avec de petits ronds tout au long de ce passage et expliqua qu’il s’agissait de lumières. Dans la foulée, j’ai fait rentrer sa maman afin que l’enfant lui dise ce que cela signifiait, qu’il avait en fait besoin de lumière lorsqu’il allait se coucher pour ne pas avoir peur du noir. C’est ce qui causait cette énurésie. La maman est tombée des nues car personne n’avait pensé à ce cas de figure. Finalement, l’enfant avait lui-même la solution mais n’en avait jamais parlé. Les veilleuses de nuit ont logiquement réglé cette souffrance.

Comment votre métier a-t-il évolué depuis le début de votre carrière d’hypnothérapeute, il y a neuf ans ?

Le métier a évolué en même temps que la société. Lorsque j’ai commencé, il n’y avait que 4% de la population française qui consultait dans toutes les thérapies dites alternatives. En 2020, ce chiffre a été multiplié par 4 pour atteindre 16%. Deux conclusions s’imposent : les gens ont davantage peur de l’avenir et sont de plus en plus dans le contrôle et l’absence de lâcher-prise en raison du contexte très anxiogène et insécurisant qui gangrène notre société. D’autre part, ceux-ci ont envie de progresser et ont plus confiance dans ces professions liées au bien-être mental et physique.

« Pas de concurrence avec les médecins »

Par ailleurs, je souligne que je demande systématiquement aux patients s’ ils ont déjà testé la piste médicale classique. Si c’est le cas, mon rôle en trouvera d’autant plus d’utilité. De nombreux médecins m’envoient d’ailleurs des patients, faute d’idées ou de diagnostics suffisants pour les aider en profondeur. Autre constat : la nouvelle génération de médecins est beaucoup plus ouverte aux thérapies alternatives, c’est un fait. Il se rendent compte qu’on peut travailler main dans la main pour obtenir les meilleurs résultats. Il n’y a pas “de concurrence” entre nous. 

Parallèlement à votre activité professionnelle, vous composez de la musique ou écrivez. En quoi ces pratiques apportent-elles une valeur ajoutée à votre travail ? 

Lorsque l’on évolue dans l’hypnothérapie, la créativité permet de mieux appréhender ce que disent les patients : leur histoire, leurs souffrances et leur territoire quelque part. Tout ceci demande des choix et des mots qui se prêtent à chaque problématique. Cette grosse créativité vient bien sûr de mon métier, mais aussi de mes loisirs personnels. J’aime beaucoup écrire, en particulier des romans, des contes métaphoriques et des poésies dans lesquels je peux retranscrire une émotion, un moment ou un événement que j’ai traversés. En 2014, j’ai sorti en ce sens un recueil de poésie intitulé “Les Nouvelles d’Âme” qui parle de mes douleurs. Il est à la fois très obscur et noir mais aussi beaucoup rempli d’espoir. J’ai également rédigé un autre recueil avec pour thématique le soin et les mots de l’amour. Et actuellement, j’écris mon histoire avec l’aide d’une biographe.

« M’évader, lâcher prise et entretenir ma créativité »

La partie musicale me permet quant à elle de m’évader, de lâcher prise et en même temps d’entretenir ma créativité J’utilise des samps (fractions de musique libres de droits) pour composer des morceaux électro, rock ou reggae. Il y en a 81 au total sur ma chaîne YouTube, “Planète d’amour’).

Enfin pour terminer, j’aimerais évoquer la fragrance. J’adore reconnaître les odeurs et j’ai un certain talent pour décortiquer les notes d’un parfum. En 2011, une amie vivant à Grasse m’a donc offert un stage chez Galimard pour façonner ma propre création dans le but de le vendre en ligne*, mais sans toucher d’intéressement dessus, je précise. Le fait de découvrir tout cet univers a ainsi “nourri” ce besoin personnel très marqué.

*Nom du Parfum : SARGON – Parfum mixte

Créer dans les Studios de Grasse

Créateur : Frédéric FERRAND

Date de Création : 11/11/11

N° de Formule : 68868

Nom de la Création : SARGON

Pour le commander, il faut remplir tous ces champs. Le parfum est décliné en plusieurs supports : (gel douche, diffuseur, parfum, eau de toilette, crème hydratante)

0 Comments